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Blog Sarbacane

Le blog de l'actualité marketing : retrouvez conseils, bonnes pratiques et nouveautés pour maîtriser votre communication multi-canale.

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Conseils sur l’email marketing Posts

A propos du blacklistage…

Tout d’abord il faut bien comprendre qu’on ne blackliste pas un logiciel mais une adresse IP. Si vous disposez de votre propre serveur SMTP ou d’un logiciel relai et que vous vous faites blacklister lors de vos envois, vous ne pourrez plus envoyer d’e-mail vers des destinataires dont le nom de domaine est géré par un FAI qui vous a blacklisté. Il vous restera la solution de passer directement par les serveurs SMTP de votre FAI, mais si les messages et les destinataires sont les mêmes, il risque de ne pas apprécier l’utilisation de ses serveurs pour vos pratiques.

Le blacklistage de votre adresse IP par des services RBL type SpamCop, Spamrbl, etc., ou plus directement chez un gros FAI, n’est pas associé à l’utilisation spécifique d’un serveur d’envoi ou d’un autre. Si une action est entreprise par un système RBL ou un FAI, ce sera probablement sur la base de plaintes envoyées par vos destinataires aux services de blacklistage.

Pourquoi puis-je me faire blacklister ?

– Le plus généralement pour des plaintes émises par vos destinataires au près de services RBL ou de leurs fournisseurs d’accès Internet.

– Eventuellement momentanément, pour une cadence d’envoi trop importante chez un même fournisseur ou pour un trop grand nombre d’adresses factices ou erronées.

Que faire pour ne pas être blacklisté ?

– Utilisez un fichier d’adresses que vous avez constitué légalement avec le consentement des destinataires.

– N’oubliez pas de donner à vos contacts un moyen de se désabonner de vos listes, si possible pas simplement par l’envoi d’une réponse par mail mais par un système automatique.

– Soignez votre message, évitez les contenus choquants ou trop intrusifs (son, video, etc.).

Que faire en cas de blacklistage ?

Il vous faudra entrer en contact avec le service qui a blacklisté votre adresse IP (service de blacklist ou FAI directement), comprendre les raisons et négocier un retour à la normale.

Un blacklistage est rarement définitif, votre adresse IP redeviendra opérationnelle si celle-ci ne fait pas parler d’elle un certain temps.

NPAI ou adresses invalides

La gestion des NPAI et des adresses invalides est un aspect très important pour la qualité de vos envois. Beaucoup d’expéditeurs ne se posent pas de question et ne gèrent pas ces problèmes pour la simple et bonne raison que l’envoi d’un mail est gratuit et que par conséquence s’il n’aboutit pas, cela ne semble pas grave. Pourtant ces adresses sont parfois la raison des ralentissements de l’envoi et de l’éventuel blacklistage chez certains FAI.

Avant de comprendre l’intérêt de gérer les NPAI et adresses erronées, voici une rapide présentation du fonctionnement de la connexion d’un point à un autre sur l’Internet.

Un serveur qui souhaite se connecter à un autre serveur, en l’occurrence ici pour lui adresser un message, doit faire une interrogation DNS pour le nom de domaine de l’adresse e-mail du destinataire. C’est grâce à cette interrogation que votre serveur connaîtra l’adresse IP correspondant au nom de domaine de votre destinataire. Malheureusement, plus le domaine est inconnu, plus la procédure est longue.

1ère étape : Le serveur demande à votre FAI une résolution DNS pour le nom : domaine.com2nde étape : Votre FAI regarde dans sa table DNS s’il a écho de ce nom de domaine.3e étape : S’il ne l’a pas, c’est votre FAI qui fait une demande un échelon plus haut et ainsi de suite.4e étape : Si l’information n’est connue d’aucun service au dessus de votre FAI, la demande remonte jusqu’au serveur général des DNS.

Bien entendu, si le domaine n’existe pas ou n’existe plus ou est erroné, la demande remonte systématiquement jusqu’à la dernière étape, ce qui ralentit considérablement l’envoi de votre mailing.

Par conséquence, les demandes pour des adresses avec un nom de domaine invalide ou erroné (wanado.fr, yaoo.fr, toto.com, rien.com…) vont progressivement occuper tous les sockets d’envoi du serveur expéditeur et bloquer l’envoi.

De plus, les destinataires expirés ou inexistants sur des domaines existants (ex: toto@wanadoo.fr ou riendutout@wanadoo.fr) posent eux aussi de nombreux problèmes. En effet, le serveur traitant votre envoi trouve correctement le serveur destinataire grâce à la résolution DNS, se connecte, fait une demande d’envoi pour le destinataire toto, mais se voit évidement refuser l’envoi pour cause de destinataire inexistant. Comme pour le cas précédent, cette procédure est très coûteuse en temps, mais plus grave encore, elle incite les FAI qui gèrent un grand trafic à bloquer ou ralentir leurs réponses lors de vos demandes d’envoi.Il est légitime qu’après X demandes d’envoi de mail pour des destinataires inexistants, le FAI pondère ses réponses à vos requêtes. Il gagne ainsi des ressources pour d’autres demandes dont les destinataires sont existants.

Ces informations doivent vous pousser a être vigilant en ce qui concerne le nettoyage de vos bases de données. Les adresses invalides ou NPAI sont détectables avec le logiciel Sarbacane 3, soit par l’analyse des notifications de non remise (undelivery message) soit par rapport direct si vous passez par le Service de Routage Professionnel en option avec Sarbacane 3. Vous pourrez ainsi nettoyer vos fichiers et éviter certains ennuis lors de l’expédition de vos campagnes.

Comprendre l’acheminement d’un e-mail

Savoir utiliser Sarbacane est une chose, comprendre ce que fait le logiciel en est une autre. Beaucoup d’utilisateurs pensent par exemple qu’il suffit que le mail soit envoyé par Sarbacane pour qu’il soit instantanément reçu de l’autre côté dela chaîne. En vérité Sarbacane ne sert que d’intermédiaire entre vous, et la passerelle SMTP qui va traiter « réellement » l’envoi du courrier vers le destinataire.Le mot est lancé : SMTP, kezako ?SMTP signifie Simple Mail Transfer Protocol. Vous ne connaissez sans doute pas le fonctionnement de ce protocole, pourtant vous l’utilisez tous les jours, ou plutôt les outils que vous utilisez tous les jours pour communiquer l’emploient tous les jours. Il s’agit d’un principe fondamental de l’Internet définit par la norme officielle RFC 821. Lorsque le logiciel de messagerie envoie un courrier électronique, il dialogue alors avec un ordinateur distant qui est un serveur de messagerie sortant c’est le fameux serveur SMTP. En cliquant sur le bouton ‘Envoyer’ de son logiciel de messagerie, l’expéditeur du courrier vient de mettre son enveloppe dans la boîte aux lettres de son bureau de poste local. Dans le monde Internet les localités ne s’appellent pas Paris ou Toulouse mais Orange, Tiscali, Free, Sarbacane ou tout autre nom de domaine. Une fois le courrier déposé dans la boîte aux lettres, l’expéditeur peut éteindre son ordinateur.Ce qui ne signifie en rien encore que le courrier est arrivé à destination. Le serveur SMTP va maintenant trier les différents courriers reçus dans sa boîte aux lettres pour les expédier vers les serveurs de courrier des destinataires. Pour ce faire, il va analyser l’adresse électronique du destinataire comme le facteur analyse l’adresse inscrite sur une enveloppe. Lorsque le message est reçu par le serveur de messagerie concerné, il est sauvegardé jusqu’à ce que le destinataire le récupère. S’il fallait reprendre l’analogie avec le courrier papier traditionnel, la lettre est maintenant arrivée dans le bureau de poste distributeur du destinataire et pourrait être considérée comme étant en poste Restante.

Dans le processus d’acheminement d’un e-mail, il ne reste plus au destinataire du courrier électronique qu’à interroger, via son logiciel de messagerie, son serveur de courrier entrant appelé aussi serveur POP (Post Office Protocol) pour récupérer l’ensemble des courriers reçus. L’ensemble du processus peut s’effectuer en quelques secondes et permet de communiquer rapidement avec des personnes du monde entier à tout moment du jour ou de la nuit.

L’envoi en masse d’e-mails correspond à dupliquer ce processus autant de fois que de contacts dans votre fichier destinataires. Le risque est de monopoliser les ressources de votre serveur SMTP pour votre publi-postage.Si vous possédez votre propre serveur d’envoi au sein de votre entreprise, les autres utilisateurs seront pénalisés pour leurs propres envois de courriers électroniques.Si vous utilisez directement le service de votre fournisseur d’accès Internet (ex : smtp.orange.fr si vous êtes abonné Orange) alors vous courrez d’autres risques encore plus gênants comme des ralentissements dans le traitement des mails en provenance de votre réseau voir plus radicalement un blocage de vos envois. Dans ce cas, vous ne pourrez plus envoyer de mails pendant une période fixée par le fournisseur.Par définition, les services de messagerie mis à disposition des utilisateurs par les fournisseurs d’accès Internet sont prévus pour de la messagerie personnelle. Utiliser ces services pour vos envois d’e-mails en masse risque de provoquer des ralentissements dans le traitement de la messagerie personnelle des autres utilisateurs du fournisseur.