e-mail marketing

Comment réparer vos erreurs d’e-mail marketing

Cela a bien du vous arriver à un moment ou un autre dans votre carrière, envoyer un e-mailing et se rendre compte quelques minutes après d’une erreur de frappe dans le titre, et ce malgré plusieurs relectures, ou encore d’avoir inséré un mauvais lien web ou inscrire le mauvais numéro de téléphone.

Mais une fois l’email envoyé, que faire ? Feindre de ne pas s’en apercevoir ou au contraire le signaler à vos destinataires … ?
Un journaliste du site anglo-saxon BtoB demandé à deux experts en e-mailing d’éclairer ses lecteurs sur ce sujet. Voici un résumé de cet article riche en enseignements, complété de nos propres recommandations.

1) Premier enseignement, la petite faute d’orthographe ne nécessite pas de renvoyer l’e-mailing à votre base car ce second email aura tendance à attirer l’attention sur cette erreur alors que de nombreux contacts ne l’auraient pas remarqué. Malgré tout, un des experts conseille d’envoyer un email d’excuse si cette faute met à mal la réputation de votre marque.

2) Dans le cas où vous avez inséré un mauvais lien, un des premiers réflexes est d’analyser les données statistiques pour mesurer combien de personnes ont été affectées. Si le taux de clic est important, il est nécessaire de renvoyer un message qui signale l’erreur et d’y indiquer vos plus plates excuses.
Par contre, si vous vous en rendez compte assez tôt, une des solutions les plus efficaces est de rediriger votre page web vers le lien communiqué dans le message. Vos lecteurs seront ainsi redirigés sans s’apercevoir de l’erreur.

3) Trop de personnes pensent encore à tort que seules les personnes qui auront reçu le message s’apercevront de votre erreur. Mais Internet a démultiplié les sources d’informations et un message est très vite transféré à d’autres contacts via les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Viadeo …). A cette étape, la méthode consiste à suivre à la trace votre erreur en contrôlant ces différents sites et en analysant sa e-réputation en tapant quelques mots clés dans les moteurs de recherche type Google. Une fois encore, si vous vous apercevez qu’une vague négative vient toucher votre marque, un email d’excuse est le bienvenu. Si au contraire vous aucune trace n’est visible sur le net, ne rien entreprendre reste la meilleure solution. Lire la suite…

Un tiens vaut mieux que Deux tu l’auras

Ce proverbe issu de la Fable « Le Petit Poisson et le Pêcheur » de La Fontaine peut se retranscrire dans le domaine de l’e-mail marketing.

Selon différentes sources, les sociétés françaises continuent à opter pour des stratégies commerciales de type « One to many » plutôt que des approches plus ciblées type « One to few ».

La culture « toute boîte » qui consiste à envoyer des prospectus sans coordonnées précises et à une zone bien définie est très marquée en France. Mais cette méthode s’avère moins efficace en ce qui concerne l’e-mailing.

Pourquoi ? Un internaute français reçoit en moyenne une trentaine d’emails par jour sur sa messagerie privée et environ 93 messages dans son univers professionnel (source Radicati Group, déc.2007).
Le taux d’ouverture moyen avoisine les 30 %. Le temps accordé à la lecture d’un courrier électronique est très court, seuls 28 % des internautes déclarent prendre plus d’une minute pour lire l’ensemble d’une newsletter (source JDN, mai 2007), et selon la même source, 50 % déclarent se désabonner dès la première lecture.

Il faut donc veiller à ne pas noyer ses destinataires sous un flot quotidiens de newsletters ou autres messages à caractère commercial, et ce même si l’internaute a donné son accord au préalable. Ce constat est susceptible d’engendrer une situation à risque :

-          La nuisance d’une réputation : Au sein de notre entourage proche, amusez-vous à compter le nombre de personnes qui se plaignent de cette façon : « Ah cette société, elle n’arrête pas de me harceler avec ses emails ! ». Il peut arriver qu’une entreprise un peu trop portée sur le « One to many » doive suspendre pendant quelques temps sa communication commerciale afin de se faire oublier des internautes agacés et des associations de consommateurs.

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